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"Dans ce que je fabrique, j'écris pour faire plaisir à des acteurs. Pas pour des personnages. Le plaisir est la condition sine qua non du jeu, l'aliment donné à l'acteur pour qu'il joue avec du sentiment".

Alexandre Astier au journal Le Monde.

Bon sang que cet homme a tout compris au métier ! Celui d'auteur et celui d'acteur, de comédien. Voilà une des raisons pour lesquelles Alexandre Astier est véritablement mon maître à écrire.

Alexandre Astier est né à Lyon au cours de la très belle année 1974 et cumule les mandats artistiques : acteur, réalisateur, scénariste, compositeur, musicien, producteur, metteur en scène... Bref, c'est un film à lui tout seul.

Passé par le théâtre dans la capitale des Gaules, il se fait connaître du grand public grâce à la série Kaamelott sur M6. Mise à l'antenne en 2005 (autre très belle année), la série est devenue aujourd'hui une véritable institution et les répliques sont devenues cultes. Forcément, c'est l'héritier d'Audiard. Il moule son écriture au rythme et à la sensibilité de son comédien. Alexandre Astier écrit comme De Funès jouait : avec la précision d'un orphèvre. 

Son mot d'ordre : ne jamais être là où on l'attend. Vous vouliez Kaamelott le film ? Eh bien, vous aurez David & Madame Hansen avec Isabelle Adjani. Alexandre Astier n'aime pas la médiocrité. Quand il monte sur scène, ce n'est pas pour papoter téléphone portable ou 1001 façons de gérer son couple. Que nenni, non, point. Avec Que ma joie demeure, il ressucite Jean-Sebastien Bach et partage son amour pour la musique ; dans L'Exoconférence, il règle définitivement le problème des visites extraterrestres et embarque le public déjà conquis au royaume de l'astrophysique. Vous n'avez vu aucun de ses spectacles ? MAIS QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ???!!!

Je n'ai pas les mots pour dire à quel point j'admire cet homme. Peu de personnes de notre métier m'impressionne réellement. Mais, lui, oui. Si extérieurement, je suis d'une sobriété totale quand je parle de lui ou quand j'ai eu le plaisir de le rencontrer (hélas, brièvement), intérieurement, je suis en mode fan boy, une pucelle de 15 ans face au dernier beau gosse à la mode.

Alors pour, notamment, m'avoir offert l'une des plus belles visions de notre métier : MERCI MONSIEUR ASTIER !

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